Stage de
Dhalsim
Alors là je vais me sentir encore plus comme une merde humaine la prochaine fois que je battrai Dhalsim sous les yeux de sa femme…
Place du mémorial Jaunpur (Inde).
Dhalsim déposa ses lourds bagages, et s’assit devant le doyen du village.
Voilà 4 mois qu’il n’était pas retourné sur sa terre natale.
Afin de sauver les villageois de la famine et de la maladie, Dhalsim avait décidé de devenir un “street fighter”, activité qui ne pouvait qu’entrer en conflit avec les préceptes divin.
Voir de ses propres yeux la gratitude que tous lui témoignaient du fond du coeur, à commencer par le doyen, soulageait son âme meurtrie.
La petite bourgade était bien plus prospère désormais. Il semblait même que peu à peu, ses habitants reprenaient goût à l’existence. Demain justement se tiendrait la fête du village, qui avait lieu deux fois par an. Les femmes s’occupaient des préparatifs sur la place, devant le monument commémoratif. Le doyen y envoya Dhalsim, afin que son épouse put au plus vite le revoir sain et sauf.
Le mémorial Jaunpur. Une construction aussi somptueuse ne semblait guère à sa place dans un si petit village. On le disait consacré au grand héros mythologique Jaunpur, qui protégeait les hommes de calamités telles que la guerre ou les épidémies. Mais ce n’était qu’une tradition orale, transmise de génération en génération au sein du village.
Quoi qu’il en fut, le monument était resté auprès des villageois dans les moments de disette comme de prospérité.
Devant le mémorial, les villageoises décoraient la place de guirlandes de fanions et de tentures multicolores.
Parmi elles, Dhalsim aperçut Sally. Il l’appela aussitôt.
Celle-ci se réjouit de retrouver enfin son mari.
Elle laissa de côté son ouvrage, et tous deux admirèrent le monument. Une brise agréable traversait la place.
“Ô mon époux… C’est ici que nous nous sommes rencontrés pour la première fois.”
Il était rare qu’elle abordât un tel sujet.
Dhalsim, qui devinait son inquiétude, décida de lui confier ses véritables desseins.
J’ai gagné plus d’argent que je ne peux en compter, j’ai même pu offrir des soins aux plus malades d’entre nous. Mais… je sens quelque chose. Comme une énergie aussi puissante que mauvaise sur le point de s’abattre sur le Monde entier. Je ne peux détourner le regard d’une telle calamité alors que je sais qu’elle va immanquablement survenir, non, je ne peux pas.
Les yeux clos, Sally, qui avait écouté en silence les paroles de son mari, lui répondit d’une voix douce :
“Dès que tu es rentré, j’ai vu sur ton visage que quelque chose te troublait.”
Elle regarda intensément son époux. Son visage exprimait toujours la même douceur.
“C’est mon rôle d’épouse de croire en toi. …Et ton devoir de père, de revenir sain et sauf.”
“De père ?… Ooh, Sally !”
Sa femme ne le quittait pas des yeux. Les yeux de l’amour maternel.
Devant cette nouvelle vie à naître au sein de sa famille, sa résolution était désormais inébranlable.
Source et version anglaise : https://www.reddit.com/r/translator/com ... a_3_story/